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3 conseils pratiques à suivre tout de suite pour créer une relation de confiance avec sa nounou

Nous l’avons vu dans les précédents articles : créer une relation de confiance avec votre garde d’enfants offre de nombreux bénéfices. Cela permet d’instaurer un climat paisible autour de votre enfant, apporte de la souplesse dans votre organisation quotidienne, évite les mauvaises surprises financières, …

Évidemment une telle relation se construit dans la durée : il faut donc commencer dès que possible à vous organiser dans votre rôle de parent-employeur, à vous approprier les bons outils et à suivre les bons conseils qui vont vous aider pour cela.

Par quoi commencer ? Voici 3 conseils concrets et pratiques que vous pouvez suivre dès aujourd’hui !

3_conseils

1 – Plutôt que de parler uniquement de « salaire », parlez de sa « rémunération complète » avant l’embauche

C’est un sujet délicat, sensible, mais qui est évidemment au cœur de la relation avec votre garde d’enfants : sa rémunération !

Le plus souvent, vous avez lors de l’embauche convenu d’un montant. Mais… êtes-vous bien rentrés dans les détails de ce montant ? Avez-vous parlé « rémunération » ou juste « salaire » ?

Car la rémunération de la nounou à domicile, ce n’est pas seulement son salaire : c’est aussi suivant les cas des frais de transport, des frais kilométriques, des « primes de paniers repas » ou au contraire parfois des avantages en nature déduits de son salaire, logement ou repas fournis… Des « détails » qui n’en sont pas car ils sont loin d’être négligeables pour la salariée comme pour votre budget garde d’enfants… !

Marie s’est mis d’accord avec sa nounou : un salaire mensuel de 1500 € nets pour garder ses deux enfants, Liam et Juliette. C’est donc ce qu’elle a versé à la fin du mois. La nounou lui a rendu le chèque en faisant une drôle de tête : « il manque mes repas et mon pass Navigo ». Aïe … Marie n’avait jamais abordé cet aspect des choses. Certes elle sait qu’à Paris, de nombreuses familles aident les nounous à financer leur repas, mais la garde d’enfants n’en avait jamais parlé. Et Marie elle-même ne souhaitait pas le faire. Quant au pass Navigo, elle ne savait pas qu’elle était obligée d’en rembourser la moitié. Et comme elle n’a pas encore rédigé le contrat de travail de sa nounou, rien n’est précisé à ce sujet… Marie se retrouve devant un choix cornélien : risquer de voir sa nounou partir ou creuser un trou dans son budget et payer 140 € de plus tous les mois en repas et en frais de transport. 

Il faut donc absolument non seulement en discuter avant l’embauche, mais surtout formaliser ces différents éléments de rémunération dans le contrat de travail de la garde à domicile !

Il est d’autant plus important de discuter de toute cela que ces éléments constituent la part « variable » du salaire de la garde d’enfants, et qu’il faut donc qu’elle soit consciente que ces montants ne seront pas versé tous les mois.

Erwan verse depuis plusieurs mois, avec la co-famille, environ 1800 € mensuels à sa nounou. Quand arrive l’été, tout le monde prend 5 semaines de congés en Août bien mérité. Fin Août Erwan calcule le salaire de sa nounou et est content de constater que sans les frais de transport, les frais kilométriques, les repas, chacune des familles va économiser 100 € ce mois-ci sur le salaire, un montant bienvenu pour financer les vacances. Sa nounou l’appelle le 1/9 : puisqu’il n’est pas prêt à lui payer le salaire prévu, elle démissionne, d’ailleurs elle a déjà trouvé une nouvelle garde partagée. François est atterré : il était pourtant dans son droit ! Et oui ! Mais il n’avait pas assez communiqué auprès de la nounou… Et il n’avait pas formalisé ce point dans son contrat : le modèle Pajemploi qu’il a utilisé ne le prévoyait pas.

Et puis, décomposer ainsi précisément la rémunération de la nounou, et ses variations, vous permettra de connaître précisément votre budget garde d’enfants, et ainsi de l’optimiser si possible. Et oui : certaines parties de la rémunération de la garde d’enfants sont soumises à charges sociales (et à l’impôt sur le revenu pour la garde à domicile), d’autres non, certaines bénéficient du crédit d’impôt ou des aides Pajemploi, d’autres non… !

Il est donc possible le plus souvent de « jouer » avec ces différents éléments afin de réduire le coût de la garde d’enfants sans léser la nounou !

2 – Pour les horaires de garde, prévoyez large !

Quand vous vous êtes posé la question de la garde de vos enfants, vous avez sûrement réfléchi en premier aux horaires : à quelle heure faire arriver la nounou le matin, à quelle heure rentrer le soir ?

Et vous avez probablement, comme presque tous les parents, sous-estimé ces horaires : être séparé de vos enfants 8 ou 10 h par jour vous paraît long, vous savez que vous serez impatients de les retrouver tous les soirs, de le serrer dans vos bras… Et donc vous avez imaginé rentrer tous les soirs à 18 h. Ou même finalement 17 h 30, ça paraît faisable.

Et puis, en signant un contrat de travail avec une garde d’enfants à domicile, vous vous engagez à lui payer les horaires inscrits au contrat, même si vous rentrez plus tôt que prévu le soir. Du coup, pour diminuer un peu le budget « garde d’enfants » et ne pas « trop payer » votre garde d’enfants, vous avez calculé les horaires au plus juste…

Il est pourtant préférable de fixer des horaires de garde au plus large au contraire, par exemple rajouter 15 minutes chaque soir plutôt que les enlever.

Pour plusieurs raisons :

1) Le temps que vous passerez le soir à échanger avec la garde d’enfants sur la journée est du temps de travail pour elle (et oui, elle ne peut pas s’occuper de ses affaires personnelles pendant ce temps, c’est donc bien du temps de travail). Il doit être rémunéré. Donc même si vous rentrez à 17 h 50, votre nounou doit bien être payée jusqu’à 18 h, heure à laquelle elle ferme la porte de chez vous.

2) Les réunions tardives, les coups de fils de votre chef à 18 h 30, les grèves de transports peuvent vous amener à être régulièrement en retard, si vous calculez des horaires trop justes. Ce qui n’est pas correct via à vis de votre garde d’enfants, qui a une vie après le travail 😉 S’il est écrit au contrat qu’elle finit son travail à 19 h, et que vous rentrez 3 soirs de suite à 19 h 30, l’obligeant ainsi à annuler un rendez-vous médical et à renoncer à aller voir son fils au foot, elle pourrait bien finir par démissionner. Pour avoir compté juste, vous risquez de perdre Super nounou !

3) Sans parler du fait que, si vous êtes supposé(e) rentrer à 18 h 30, votre garde à domicile va commencer à préparer votre enfant à votre arrivée : « quand la grande aiguille sera sur le 6, Papa/Maman sera là ». Imaginez sa déception de voir que vous n’êtes toujours pas là alors qu’il vous attend depuis 30 minutes.

4) Prévoir des horaires trop justes est le meilleur moyen de perdre (ou de ne jamais gagner) la confiance de votre nounou : vous vous êtes engagés à rentrer tous les jours à 18h, vous arrivez un jour sur deux à 18 h 30 ? Si vous ne respectez pas ce « basique » de son contrat, comment pourrait-elle vous accorder sa confiance sur le reste ?

5) Si la nounou voit que vous arrivez la grande majorité du temps à l’heure, ou même en avance elle sera plus compréhensive le jour où vous aurez une réunion super importante et que vous lui demanderez si vous pouvez rentrer 2 h plus tard.

6) Sans parler de la co-famille qui n’en peut plus de garder votre enfant jusqu’à 20 h une semaine sur deux, quand la garde se fait chez eux, parce que vous n’arrivez pas à rentrer à l’heure !

Avec notre simulateur de salaire et de coût de la garde, vous avez besoin de 5 minutes pour entrer vos horaires “élargis”, et calculer le salaire de la nounou. Indiquer ces horaires dans le contrat de travail (ou dans un avenant) vous prendra juste 5 min de plus.

Il y a eu un contretemps ce mois-ci et malgré votre sens de la prévoyance, vous avez été en retard ? Il vous faudra juste 1 minute pour indiquer le retard de ce jour-là dans la fiche de paie, et l’outil calcule tout pour vous : vous générez une fiche de paie béton sans calcul, vous payez et déclarez exactement ce que vous devez à Pajemploi !

Clément, le papa de Zoé, était pris dans un engrenage infernal : il arrivait systématiquement en retard, la nounou l’attendait chaque soir devant la porte avec Zoé dans les bras et lui lançait un regard lourd de reproches avant de filer chercher ses propres enfants à l’étude. L’ambiance se tendait jour après jour et chaque fin de mois le calcul de la paie prenait des heures à Clément.

A l’occasion des congés d’été, Clément a décidé de tout remettre à plat et de trouver une solution. Il en a parlé avec sa garde d’enfants, a reconnu son erreur, s’est excusé. Sa nounou, compréhensive, lui a proposé de décaler son départ de 30 min le soir et de s’arranger pour faire garder ses propres enfants 30 mn de plus le soir. Clément a calculé le nouveau salaire de sa garde d’enfants avec le Simulateur Parent employeur Zen (et s’est aperçu au passage que le coût pour lui de cette ½ heure supplémentaire était beaucoup moins élevé que ce qu’il pensait), et a fait un avenant au contrat.

Et ces 30 min ajoutées lui ont changé la vie ! Il est moins stressé tous les soirs lorsque son train est en retard où que son chef veut lui parler après la réunion et sa nounou a retrouvé le sourire. Ils ont même maintenant le temps d’échanger quelques minutes sur la journée de Zoé avant de se séparer.

En résumé ? Pour éviter les conflits avec votre garde d’enfants et gagner en souplesse au quotidien (fini les calculs de salaires compliqués en fin de mois), prévoyez vos horaires au plus large. Il vous suffit probablement de rajouter 30 min 3 fois par semaine pour gagner en sérénité !

3 – Parlez clairement et précisément des congés

Discutez précisément des dates des congés de la garde d’enfants à l’embauche, et du nombre de semaines de congés que vous allez lui donner chaque année

Pour plusieurs raisons :

1) Si vos congés ne sont pas communs une année, avec la nounou ou avec la co-famille, il faut que vous puissiez trouver un compromis, ou vous organiser dès que possible pour trouver un autre mode de garde pour votre enfant ! Or si vous n’avez pas de grand-parents disponibles, trouver un point de chute pour un enfant de 2 ans pour tout le mois d’août par exemple n’est pas forcément évident. Mais se retrouver sans nounou du tout en Septembre parce qu’elle n’a pas apprécié que vous refusiez ses congés en août et a démissionné est encore moins facile 😉

2) … et cela va modifier le calcul du salaire de votre nounou à domicile, si vous prévoyez des congés en plus des 5 semaines de congés annuels

3) si vous prévoyez plus de 5 semaines de congés par an, vous devez obligatoirement l’inscrire au contrat sinon ces semaines supplémentaires seront obligatoirement rémunérées… ce qui risque de gonfler votre budget Garde d’enfants !

4) C’est votre responsabilité d’employeur de vous assurer que chaque année, votre nounou prend ses 30 jours ouvrables de congés annuels (communs aux deux familles en garde partagée !).

Discuter précisément des dates des congés, cela ne veut pas dire se contenter de « je prends 4 semaines en juillet / août ». Cela veut dire prendre un calendrier avec sa garde d’enfants en janvier ou février, s’asseoir 5 mn et fixer les dates : « donc, Lila, nous allons cette année partir du 15 juillet au soir au 15 août au soir, cela représente donc 24 jours ouvrables. Les 6 jours restants seront pris du 26 décembre au 1er Janvier».

La loi impose d’ailleurs que les dates des 5 semaines de congés annuels soient fixées deux mois à l’avance au minimum, et formalisées dans un document ad hoc.

Le contrat de travail Parent employeur Zen vous permet de formaliser les conditions de prise des congés.
Et la fiche de paie Parent employeur Zen calcule A VOTRE PLACE le nombre de jours de congés acquis, le nombre de jours pris en fonction des dates envisagées, l’indemnité de congés qui en découle…

Nina, la maman de Louis, s’est contentée d’inscrire dans le contrat de sa garde d’enfants « 4 semaines de congés en Juillet / Août » mais s’était entendue verbalement avec elle et l’autre famille : ce serait Août tous les ans… Sauf que cette année, en Juin, la nounou de Louis a annoncé à Nina qu’elle s’était entendue avec la co-famille pour partir en … Juillet.
Nina s’est fâchée : hors de question, on avait dit Août. La nounou s’est énervée à son tour : ce sera Juillet, ou sa démission. Après tout il était bien indiqué Juillet ou Août dans le contrat ! Elle ne veut pas choisir entre les deux familles : c’est l’autre famille qui lui a donné ses dates de congés en premier. Et puis, Nina devait la prévenir légalement au moins deux mois avant des dates des congés !
Nina a finalement réussi à s’arranger pour Juillet, mais elles sont restées en froid toutes les deux, et la nounou est partie quelques semaines plus tard travailler dans une autre famille.

Céline, au contraire, a fixé les dates des congés dès l’embauche, avec la nounou et la co-famille. Et depuis,  fidèlement, elle se met d’accord avec l’autre famille et communique les dates de ses congés d’été à la nounou dès le mois de Mars. Celle-ci dit en riant qu’il est rare qu’un employeur oblige son salarié à penser aux congés plutôt qu’au travail mais que grâce à ça elle a obtenu des meilleurs prix de location pour l’été. Et Céline est tranquille ! 

En résumé : Pour

  • être tranquilles à l’approche de l’été, certain(e) de disposer d’un mode de garde,
  • pouvoir vous assurer que la nounou a bien pris tous ses congés, payés ou supplémentaires

fixez précisément les conditions de prise des congés dans le contrat et donnez les dates à la nounou au moins deux mois avant tous les ans.

Vous souhaitez mettre en oeuvre ces conseils en utilisant des outils conçus pour vous faciliter la vie : un contrat de travail détaillé, facile à comprendre, une fiche de paie complète et automatisée, pour combiner souplesse avec facilite , des outils de gestion des congés, etc ? La formule Embauche Sérénité est faite pour vous ! Découvrez-la vite !

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